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À l’aéroport de Marseille, un service pour récupérer les objets interdits en cabine

Publié le 30/08/2017

Certains services semblent tellement évidents que l’on se demande pourquoi ils n’ont pas été inventés avant. Ainsi, lors des contrôles de sécurité, nombre de passagers aériens se sont déjà vus confisquer des objets interdits de cabine. Ce qui ne pose pas de problème quand il s’agit d’une bouteille d’eau, mais qui peut provoquer crises de colère ou de larmes quand il s’agit d’un couteau offert par un grand-parent ou de parfums. Mais une solution existe désormais ! Depuis le mois de juillet, l’aéroport Marseille Provence et La Poste expérimentent un système de gardiennage et de réexpédition des articles interdits en cabine.

6 grandes boîtes dans les zones de contrôles

Intitulé Tripperty (contraction de trip, voyage, et liberty, liberté), ce service se matérialise par six grandes boîtes à colis installées dans les zones de contrôles de l’aéroport. Quand un objet interdit de cabine est détecté par les agents de sûreté, ils proposent au passager de le glisser dans une des ces boîtes, sous un emballage numéroté. Grâce à ce numéro, le passager pourra se connecter au site box.tripperty.com et sélectionner la façon dont il veut récupérer son objet : soit à l’aéroport, quand il revient de voyage, soit en se le faisant expédier à l’adresse de son choix.

Un fer à cheval usagé et des boules de pétanque !

Ce projet a été mis au point par deux cadres de La Poste, Caroline David et Yves Kerboriou, dans le cadre d’un concours d’« intrapreneuriat » baptisé « 20 projets pour 2020 ». « J’ai vu un enfant à qui on voulait prendre une épée Star Wars en plastique. Ça a été un véritable drame. Avant, il n’y avait pas de solution, il fallait les jeter », explique à France Info Yves Kerboriou. Depuis juillet, des dizaines d’objets ont déjà pu être sauvés, dont un fer à cheval usagé et des boules de pétanque ! Ce service est payant : 15 euros pour les expéditions en France, 10 euros pour le retrait à l’aéroport. L’expérimentation va durer six mois, permettant de valider sa rentabilité, avant une éventuelle installation dans d’autres aéroports.

Repéré sur : France Info