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Des influenceurs font appel aux agences pour gérer leur croissance

Publié le 8/11/2019

Les annonceurs français vont doubler cette année leur budget dédié aux influenceurs, leur consacrant 300 millions d’euros selon Quentin Bordage, directeur de la plateforme Kolsquare. Pas étonnant dès lors que ces stars des réseaux sociaux aient recours à des agences spécialisées pour gérer leur business, comme le font les célébrités dans le cinéma, la musique ou le mannequinat. La Française la plus suivie sur Instagram avec 10 millions d’abonnés, Léa Élui, a par exemple choisi l’agence Follow, qui l’accompagne « à 360 degrés, de la gestion de sa boîte mail aux conseils vidéo pour faire le buzz », explique Les Échos. « Il y a une équipe pour gérer le juridique, la comptabilité de nos influenceurs, des commerciaux pour négocier leurs collaborations, des chefs de projet, des photographes pour superviser l’artistique », précise Ruben Cohen, un des fondateurs de Follow. En échange, les influenceurs signent un contrat d’exclusivité et reversent à l’agence 30 % de commission.

« Une alchimie très fragile »

Selon l’influenceur Raphaël Simacourbe, blogueur lifestyle et mode, « même si l’on veut se passer d’un agent au début, cela devient vite obligatoire car il est difficile de tout mener de front, de par la diversité et la complexité de ce nouveau métier ». Il a donc fait appel à l’AgenceDesInfluenceurs.com, qui facture ses honoraires aux marques sans lui prendre de commission. Son fondateur, Cyril Attias, doit parfois calmer les ardeurs commerciales des influenceurs qu’il représente. « Il ne faut pas trop multiplier les collaborations avec les marques pour apparaître toujours authentique auprès de sa communauté, explique-t-il aux Échos. Environ un contenu sur cinq posté par nos influenceurs est lié à un partenariat. C’est une alchimie très fragile. »

Recherche d’authenticité, opacité du secteur, lassitude des internautes… le marketing d’influence semble être aujourd’hui à la croisée des chemins, comme nous l’analysons dans notre Tendance « Influenceurs et marques : stop ou encore ? ».

Repéré sur : Les Échos