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Les magasins Monoprix veulent devenir « les nouveaux concierges de la vie quotidienne »

Publié le 19/06/2019

« La montée en puissance du digital et la prise de conscience écologique changent totalement la donne. » Régis Schultz, le président de Monoprix, livre dans Les Échos sa vision des mutations en cours dans le commerce. « La question n’est pas de savoir si le e-commerce va prendre 15 % ou 20 % du marché, estime-t-il. La vérité est que le consommateur dans son parcours d’achat passe de plus en plus par le digital. Que ce soit pour acheter ou simplement se renseigner. Et le digital change notre rapport au temps et aux choix (…) Le e-commerce ne remplace pas tout le commerce mais il fait évoluer les attentes. »

« Le frigo et le placard des urbains »

Dans le nouveau monde qui émerge, « la chance de Monoprix, c’est que nous sommes positionnés sur les créneaux porteurs : le commerce de proximité avec les supermarchés Monoprix et nos plus petites boutiques, ainsi que le bio avec Naturalia, poursuit Régis Schultz. Nous sommes le frigo et le placard des urbains. Mais nous devons redéfinir notre valeur ajoutée en devenant les nouveaux concierges de la vie quotidienne. » Le patron de Monoprix envisage ainsi de faire de ses magasins de véritables « hubs urbains » distribuant produits et services.

Le vivier de services lié à la livraison à pied

Parmi les services que veut développer Monoprix, la livraison à pied. En 2018, l’enseigne a livré 2 millions de Parisiens sans utiliser de voiture. « C’est non seulement moins cher et plus respectueux de l’environnement, mais cela ouvre en plus la porte à de nouveaux services. » La livraison à pied en partant du magasin permet notamment de livrer des compléments de courses achetés chez d’autres commerçants du quartier (boucher, fromager…). Ce que propose Monoprix avec la startup Epicery. « Et comme vous retournez au magasin, vous pouvez rapporter des emballages, des bouteilles, des piles ou des ampoules ou imaginer d’autres services. »

Repéré sur : Les Échos