Repéré

Un selfie permettra bientôt d’ouvrir un compte bancaire

Publié le 16/12/2019

Aujourd’hui, les démarches pour ouvrir un compte bancaire en France sont parmi les plus contraignantes d’Europe, souligne le journal Les Échos qui annonce des changements à venir dans la réglementation. En cause, non seulement la liste des documents à fournir : au moins une pièce d’identité (passeport, carte d’identité), une quittance de loyer ou une facture d’électricité ainsi qu’une signature manuscrite. Mais aussi la manière, très rigide et codifiée, de transmettre ces documents. En comparaison, dans la plupart des pays voisins, comme le Royaume-Uni et l’Allemagne, les clients peuvent ouvrir un compte en ligne simplement avec un selfie ou une vidéo et une pièce d’identité. L’évolution de la législation est un vrai enjeu pour les banques françaises : elles s’estiment pénalisées par rapport aux concurrents européens, comme le britannique Revolut ou l’allemand N26, qui comptent déjà des centaines de milliers de clients dans l’Hexagone. 

Le justificatif de domicile ne sera plus nécessaire

Les pouvoirs publics sont favorables à une évolution. Ils viennent d’animer un groupe de travail qui propose notamment de supprimer l’exigence de justificatif de domicile. « La France ne peut plus être le seul pays dans lequel les clients doivent envoyer autant de documents alors que la technologie permet d’aller beaucoup plus vite », explique, toujours dans Les Échos, un des participants au groupe de travail.

Selfie ou vidéo

Parmi les modèles étrangers étudiés, il y a celui de l’Allemagne où un client peut ouvrir un compte avec une vidéo live : muni de sa pièce d’identité, il se filme pendant quelques dizaines de secondes, ce qui permet à la banque de vérifier qu’il est bien le futur titulaire du compte. Au Royaume-Uni, le client ne se filme pas mais prend plusieurs selfies qui permettent, ici aussi, de s’assurer qu’il est bien la personne sur la pièce d’identité. Les deux procédures pourraient être autorisées dès le début 2020.

Repéré sur : Les Échos