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Pourquoi Axa France supprime son application mobile

Publié le 19/09/2018

L’assureur a retiré en avril 2018 son appli « Mon Axa » des stores d’applications français. « Cette app permettait notamment de consulter ses garanties, télécharger des attestations ou encore déclarer un sinistre en ligne », explique le Journal du Net qui revient en détail sur la décision de l’assureur. « Ça ne décollait pas », résume Antoine Denoix, directeur marketing, data et digital d’Axa France. En cause notamment : le fonctionnement du marché français de l’assurance qui repose sur des intermédiaires, comme les agents généraux ou les courtiers. « Contrairement aux pays anglo-saxons où c’est majoritairement du direct, pointe Antoine Denoix. Un assureur français n’a pas assez de contacts réguliers avec ses clients pour avoir une application. »

Seules 3 ou 4 applications sont utilisées régulièrement

Supprimer une application reste une décision encore atypique pour une grande entreprise, mais c’est un choix en phase avec le comportement des internautes. « Les gens utilisent en général trois ou quatre applications régulièrement : leur application bancaire, une application de messagerie comme WhatsApp ou Messenger, la météo et une application de médias », fait remarquer Antoine Denoix. Mais une application d’assurance n’est, elle, utilisée qu’en cas de sinistre, ce qui reste assez rare.

Le mobile reste une priorité pour Axa

Axa France ne renonce pourtant pas au mobile, bien au contraire. Les moyens ont été réalloués vers le site mobile responsive et les réseaux sociaux. « Un tiers des usagers viennent du mobile et on voudrait doubler ce chiffre d’ici trois ans », poursuit le directeur marketing, data et digital. Par ailleurs, l’assureur n’est pas hostile par principe aux applications. Celle d’Axa Banque reste toujours en activité. Et Axa vient même de lancer une appli dans le domaine de la santé, « My Easy Santé », qui permet d’accéder à des téléconsultations médicales. « C’est plus pertinent de développer des services qui produisent de l’engagement comme la télémédecine », relève Antoine Denoix.

Repéré sur : Journal du Net