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Pour Total, l’Internet des Objets est un accélérateur de la relation client

Publié le 9/10/2017

Selon le cabinet Gartner, 8,4 milliards d’objets seront connectés d’ici la fin de l’année 2017, soit une progression de 31 % par rapport à 2016. Une croissance en grande partie due à l’engouement d’entreprises comme Total, qui entend améliorer ses relations client grâce à l’Internet des Objets (IoT). « Dans un monde très industriel comme le nôtre, dès qu’on arrive dans les services – maintenance, logistique, sécurité – l’IoT devient rapidement indispensable. Il permet de manière simple, à des coûts maîtrisables, de rassembler des données pour créer des services, explique à L’Usine Digitale Gilles Villautreix, responsable e-commerce et marketing digital chez Total. Le client final veut savoir quand son produit va arriver, quel parcours il va effectuer, quelles sont ses caractéristiques. Rajouter des capteurs pour 'tracker' son produit, extraire des informations, devient vital. »

Une maintenance prédictive à bas coût

Des propos qui prennent tout leur sens suite à l’annonce, le 6 octobre, que Total se lance sur le marché de l’électricité et du gaz pour les particuliers. Et qui éclairent aussi son investissement dans la startup toulousaine Sigfox, qui a développé un réseau de télécommunications international permettant de connecter les objets à Internet très simplement tout en réduisant le coût et la consommation énergétique. Selon son PDG Patrick Pouyanné, le groupe énergétique français entend ainsi réaliser des économies grâce à la maintenance prédictive permise par les objets connectés, et « mieux servir ses clients ». En partenariat avec Sigfox, Total a lancé une dizaine de déploiements dans plusieurs pays et entités du groupe, axés sur la sécurité et la logistique, en particulier « l’asset tracking » (localisation et suivi des équipements). « Avec un IoT low-cost et simple à mettre en œuvre, Total espère exporter des cas d’usage performants et bonnes pratiques plus facilement dans les 137 pays où il est présent, aussi bien pour ses activités réseaux que B2B », conclut L’Usine Digitale.

Repéré sur : L’Usine Digitale