Au Shiru Café, l’addition est réglée avec ses données personnelles

Tendances

  • 2 minutes

Au Shiru Café, l’addition est réglée avec ses données personnelles

Ni le décor ni les produits vendus ne distinguent le Shiru Café de ses concurrents comme Starbucks. Mais ce « coffee shop », installé près du campus de Brown University à Providence, dans l’État de Rhode Island, présente deux particularités dans sa relation client : il ne sert que les étudiants de la célèbre université américaine et, surtout, il ne les fait pas payer pour la dégustation de leurs cafés. Plus exactement, aucun dollar n’est échangé, mais les étudiants doivent remplir un formulaire en ligne précisant leur nom, email, date de naissance, cursus universitaire, intérêts professionnels, etc. Ils signent aussi une décharge autorisant la chaîne de café à transmettre les informations récoltées à des « sponsors » : en échange de ces données qui leur permettent de cibler les profils les plus intéressants à recruter, ces entreprises paient pour l’arabica consommé.

Une chaîne de cafés au modèle bien rodé

Comptant déjà une vingtaine d’établissements au Japon et en Inde, la chaîne Shiru Café compte bientôt ouvrir de nouvelles boutiques à Princeton, Yale et Harvard. Avec un modèle bien rodé, comme le précise le journal Les Échos. Ainsi, des membres du personnel sont spécialement formés pour donner aux étudiants des informations supplémentaires sur les sponsors pendant qu’ils boivent leur café. Et les entreprises peuvent aussi organiser des entretiens d’embauche sur place avec l’élite estudiantine américaine.

« Si c’est gratuit, c’est que vous êtes le produit »

Et qu’en pensent les étudiants ? Certains rechignent à livrer leurs données alors que d’autres estiment que celles-ci sont de toute façon accessibles sur LinkedIn, Google ou Facebook. « Si mes données personnelles sont déjà collectées, pourquoi ne pas en profiter pour avoir un café gratuit », observe un étudiant cité par le New York Magazine. Un professeur de Brown University rappelle cependant que « si le café donne quelque chose gratuitement, cela signifie que les données qui sont collectées, peu importe à qui elles sont destinées, ont plus de valeur que le produit offert ».

Repéré sur : Les Échos

Aimez & partagez cet article

Vous aimerez aussi

  • Comment l’intelligence artificielle va améliorer le service client

    2 minutes de lecture

    Tendance

    Comment l’intelligence artificielle va améliorer le service client

    À l’heure où les marques s’interrogent sur l’impact de l’intelligence artificielle sur la relation client, une nouvelle étude publiée par Devoteam et ServiceNow montre que l’IA révolutionne déjà le service client. Menée auprès de 770 responsables du service à la clientèle dans dix pays européens dont la France, l’étude révèle que près d’un tiers (30 %) des entreprises européennes (38 % des entreprises françaises) ont mis en place des technologies d’IA pour le service client et que 72 % d’entre elles en constatent déjà les bénéfices : des gains de temps pour les collaborateurs, un traitement plus efficace des tâches volumineuses ou encore l’offre d’un support disponible en permanence.

  • Retargeting : l’île de la Réunion récompensée pour sa campagne alléchante !

    2 minutes de lecture

    Tendance

    Retargeting : l’île de la Réunion récompensée pour sa campagne alléchante !

    « Une campagne simple, efficace et délicieuse. » C’est ainsi que Mercedes Erra, présidente exécutive d’Havas Worldwide, a qualifié l’initiative d’Île de La Réunion Tourisme en lui remettant le Grand Prix La Poste Solution Business 2018. Présidente du jury, elle a résumé la mécanique de l’opération : « Quand on a envie de voyager, on va se documenter sur Internet. Et une semaine après sa visite sur le site de l’Île de La Réunion Tourisme, on reçoit par La Poste un truc de dingue : un ananas ! » C’était en effet le principe de la campagne menée entre le 20 janvier et le 10 mars derniers. Les internautes identifiés après avoir effectué une recherche avancée sur le site web de l’île avaient la surprise de recevoir peu après chez eux un ananas Victoria, accompagné de deux offres promotionnelles portant sur les vols de la compagnie Air Austral et sur les séjours du voyagiste Kuoni. 2 000 personnes (environ 250 par semaine) ont été concernées par l’opération.