Les services additionnels représentent jusqu’à 30 % des revenus dans l’aérien

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Les services additionnels représentent jusqu’à 30 % des revenus dans l’aérien

« Les compagnies aériennes sont-elles en passe de changer de modèle économique ? », interroge le quotidien Les Échos. En cause : l’étude annuelle du cabinet de conseil IdeaWorksCompany qui indique que les recettes annexes des compagnies aériennes (suppléments pour les bagages, choix du siège, repas, etc.) comptent désormais pour plus de 10 %, en moyenne, de leur chiffre d’affaires. Ces revenus complémentaires sont passés de 22,6 milliards de dollars en 2010 à 92,9 milliards en 2018. Soit une progression quatre fois plus rapide que la croissance du trafic aérien !

La plus grande part vient des frais de bagages

Toujours en moyenne, ces services additionnels (les revenus « ancillaires » selon le terme consacré) représentent 21,30 dollars par passager. 60 % de ces recettes proviennent des frais de bagages. S’y ajoutent d’autres services à la carte qui ont vu leur part grossir, comme le choix du siège, devenu payant sur un nombre croissant de compagnies, les sièges offrant plus d’espace pour les jambes ou encore les offres payantes de boissons et de nourriture à bord.

Des records parmi les compagnies low cost

Le poids de ces différents services payants varie selon le statut des compagnies aériennes. Ils ne représentent que 6,7 % des revenus des compagnies traditionnelles, contre 15 % dans le low cost. Avec des pointes à plus de 30 % chez les championnes de la discipline, comme Ryanair et Wow Air en Europe, ou Spirit aux États-Unis.

Séparer volontairement les couples qui ne paient pas de supplément ?

La liste des options payantes ne cesse de s’allonger, pointe le journal Les Échos. Ryanair impose, par exemple, désormais un supplément tarifaire pour emmener un bagage y compris en cabine, au-delà du simple petit sac. Ce qui lui aurait permis d’augmenter de 27 % ses revenus ancillaires. Au Royaume-Uni, la compagnie low cost est aussi soupçonnée de séparer volontairement les couples et les familles, afin de les encourager à payer le supplément permettant de choisir son siège. Ce que Ryanair dément.

Repéré sur : Les Échos

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