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Intermarché lance le Franco-Score pour soutenir l’agriculture française

Publié le 20/11/2019

Alors que les consommateurs sont de plus en plus exigeants sur la transparence des produits, comme en témoigne « l’effet Yuka », Intermarché vient d’annoncer le lancement du Franco-Score, un indicateur d’origine des matières premières. En plus du lieu de fabrication matérialisé par un point sur une carte de France, le Franco-Score affiche une jauge graduée en pourcentage précisant la part d’ingrédients français présents dans le produit (voir visuel ci-dessus). En outre, les logos « origine française » reconnus, comme ceux des filières de viandes hexagonales, sont également inclus le cas échéant.

Intermarché entend déployer son Franco-Score avant le premier semestre 2020 sur ses produits en marque propre, tels que « Monique Ranou » (charcuteries) et « Pâturages » (produits laitiers). Par exemple, le Fromage blanc 3,2 % Pâturages se targue d’un Franco-Score de 100 %, alors que les Endives au jambon 280 g Monique Ranou ne récoltent que 45 % car les endives sont belges.

Un logo inspiré d’une initiative australienne

« L’affichage clair de l’origine va permettre aux consommateurs d’effectuer leurs choix en toute connaissance, explique Thierry Cotillard, Président d’Intermarché. Et plus de consommateurs désireux de produits d’origine France, ce sera plus de sourcing d’origine France de la part des industriels et des enseignes. » L’inspiration pour le logo Franco-Score serait venue d’Australie, où le gouvernement a instauré dès 2016 une jauge similaire affublée d’un kangourou, comme le relève Business Insider. Ce qui ne retire rien à l’initiative d’Intermarché, qui fut notamment à l’origine du Nutri-Score et qui a récemment reformulé 900 recettes de ses produits pour en retirer les additifs contestés.

« Intermarché met les pieds dans le plat »

D’autres distributeurs suivront-ils Intermarché dans sa démarche ? Pas sûr, mais l’expert de la grande conso Olivier Dauvers se réjouit de « ce véritable pavé jeté dans la mare » : « Imaginer que la société à l’ère Yuka puisse accepter longtemps qu’une saucisse de Toulouse soit élaborée à partir de porc UE est le signe d’une grande incompréhension de son époque. En ce sens, Intermarché met les pieds dans le plat et ne gênera réellement que les tenants de l’immobilisme. »

Repéré sur : Ecommermag.fr