
Wendy, la conseillère digitale qui a presque l’air humaine
L’illusion n’est pas encore totalement parfaite, mais l’expérience est bluffante. Vous souriez à Wendy au travers de votre webcam ? Elle vous répond avec un sourire. Vous semblez perplexe ? Son visage traduit de l’empathie. Vous bougez sur votre siège ? Elle vous suit du regard en vous parlant. Wendy est la nouvelle assistante virtuelle de la banque australienne Westpac, visant à explorer de nouveaux usages de l’intelligence artificielle. Cet avatar qui cherche à reproduire les expressions humaines lors d’échanges en vidéo est en phase d’expérimentation. Westpac l’a déployé en direction des jeunes Australiens qui entrent dans la vie active et qui cherchent, par exemple, des conseils pour l’ouverture d’un compte en banque. « Les jeunes adorent les interactions digitales, parfois plus que les interactions avec de vraies personnes, fait valoir Annie Shu, responsable de l’innovation chez Westpac. Par ailleurs, Wendy ne sera pas intimidante pour cette cible qui manque souvent d’assurance au moment de commencer à gérer seule ses finances. »
Des focus groupes pour définir l’avatar le plus rassurant
L’apparence de Wendy a été longuement réfléchie. Des focus groupes ont permis de valider son sexe, son âge (entre 25 et 30 ans), sa coiffure, sa tenue, ses expressions… Wendy doit sembler la plus humaine possible, mais les utilisateurs doivent aussi se sentir à l’aise face à cette assistante virtuelle. « L’objectif de Westpac n’est certainement pas de remplacer ses employés par une collaboratrice électronique, mais plutôt de combiner un canal de relation automatique avec un mode de dialogue plus convivial et plus intime que les outils web et mobiles traditionnels », explique le blog C’est pas mon idée. Si cette première expérience est jugée concluante, Wendy a toutefois vocation à prendre plus de responsabilités et à intervenir sur un plus grand nombre de thématiques bancaires et financières.
Repéré sur : C’est pas mon idée
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Printemps.com s’engage pour un luxe inclusif
Ce n’était pas programmé mais le lancement du site marchand du Printemps, le 12 mars, est arrivé juste à temps pour l’enseigne, au moment où les magasins étaient contraints de fermer. Jusque-là, le Printemps n’avait pas de site de e-commerce en propre, le groupe ne pouvait compter que sur Placedestendances.com, racheté en 2013, et Citadium.com. Aujourd’hui, Printemps.com permet à la marque d’affirmer son engagement en faveur d’une mode inclusive. « Nous voulons nous affranchir des diktats de la beauté et des stéréotypes », explique dans Influencia Karen Vernet, directrice du développement e-commerce du groupe Printemps. La campagne de communication qui accompagne le lancement du site met ainsi en avant des modèles avec des couleurs de peau, des genres, des morphologies et des âges variés. Certains sont « oversized » ou handicapés.
