À cet égard, les données territoriales sont un socle précieux pour piloter l’action publique. Métropoles, Régions, Départements se sont saisis de cet atout via l’exploitation de données de divers types ; celles se rapportant à l’état de la voirie, des ouvrages d’art ou du mobilier urbain par exemple. Grâce à des capteurs et caméras, on identifie les dégradations, nids de poules, tags, dépôts d’ordures… De quoi offrir aux décideurs publics les moyens d’optimiser les interventions et travaux à réaliser pour maintenir un cadre de vie agréable et sécurisé. La ville Saint-Palais dans le Pays Basque utilise ainsi un service d’analyse d’images de sa voirie basé sur l’intelligence artificielle pour disposer de données à jour sur le territoire et agir efficacement.
L’exploitation des données relatives à la qualité de l’air ou de l’eau est aussi très utile pour détecter les risques et bâtir des plans anti-pollution. La diffusion sur le marché de capteurs précis et abordables permet de mesurer la présence des polluants et d’alerter en temps réel quand des seuils sont dépassés. La ville de Roanne par exemple, mesure la quantité de particules fines, de dioxyde d’azote, d’ozone ou encore de pollens dans l’air de son territoire et diffuse les informations à ses citoyens via son site internet et une lettre d’information envoyée aux abonnés.
Les collectivités peuvent déployer de véritables centres d’hypervision pour connaître en détail l’état des réseaux, mesurer la consommation énergétique des bâtiments publics, détecter d’éventuelles fuites. Ainsi au Havre les équipes territoriales sont en capacité de monitorer les consommations énergétiques et d’adapter les usages de façon vertueuse et économe.
De nombreuses autres données peuvent être collectées et traitées. Citons notamment celles liées à l’éclairage public, à la couverture mobile et numérique ou aux flux de population qui permettent d’adapter les services et équipements d’une collectivité au regard de sa démographie.
