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Avec Ecobalyse, le gouvernement aide l’industrie du textile à mesurer son impact environnemental

Si les acteurs de l’industrie textile sont conscients de leurs responsabilités, ils peinent encore à trouver des solutions efficaces pour réduire leur empreinte environnementale. L’une des principales raisons étant la difficulté de mesurer précisément l’impact de leurs décisions stratégiques. Avec Ecobalyse, l’État français entend les y aider.

L’industrie du textile est parmi les plus polluantes du monde. À titre d’exemples, elle émet plus de gaz à effet de serre que le transport international (trafic aérien et maritime inclus) et diffuse dans l’environnement près de 240 000 tonnes de microfibres plastiques chaque année. Face à cet enjeu majeur, les acteurs du secteur expriment de réelles difficultés à mesurer concrètement les effets de leurs décisions stratégiques.

Pourtant, les 149 mesures proposées par la Convention citoyenne pour le climat de 2020 comprennent « une obligation d’affichage de l’impact environnemental des produits et services » afin d’encourager une consommation « plus sobre et plus vertueuse ». Pour honorer cette demande, le ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires et l’ADEME proposent aujourd’hui l’outil Ecobalyse.

Un écoscore pour mesurer l’impact d’un vêtement sur l’environnement 

Cet outil de mesure s’appuie sur l’analyse de cycle de vie (ACV) et les travaux européens de « product environmental footprint » (PEF). Est ajouté à cette base le suivi de paramètres comme « le relargage des microfibres, l’export hors Europe de vêtements en fin de vie, et la durabilité non physique liée aux pratiques des marques ». Cette durabilité non physique est elle-même évaluée selon des critères spécifiques tels que le type de matière utilisée ou encore l’incitation à la réparation des vêtements. 

Actuellement accessible en ligne, l’outil fait l’objet d’une concertation auprès des acteurs du textile. À la suite de cette consultation, un texte d’application devrait être proposé courant mai afin de tendre vers un déploiement effectif de l’outil de mesure à l’automne 2024. Il sera alors conseillé aux entreprises de réaliser un affichage volontaire de l’impact environnemental de leurs vêtements, ce qui devrait donner un avantage concurrentiel aux entreprises de bonne volonté.

(Source : Ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires)

Crédits photo de couverture : © Adobe Stock

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