Des initiatives qui se déclinent en fonction des opportunités et des idées originales proposées par les personnalités locales : à Nanterre, la ferme géante qui prend ses quartiers deux jours par an dans le centre ancien a fêté ses 20 ans, Bastia réfléchit
à une Maison des projets pour impliquer davantage les habitants sur les travaux prévus par la ville. Les grands groupes ne sont pas à court de propositions. En novembre 2019, la SNCF s’est engagée à revitaliser 29 quartiers situés autour des gares.
Grâce à Urby, La Poste apporte une solution de livraison mutualisée de marchandises dans 22 métropoles pour décongestionner le trafic et atténuer la pollution et les nuisances sonores en centre-ville. Autre solution. Pour offrir de la visibilité aux commerçants et leur permettre de vendre leurs produits en ligne, une quinzaine de villes ont déjà choisi la plateforme web « Ma ville, mon shopping » du groupe La Poste. Un dispositif qui répond aussi à l’intérêt croissant des citoyens pour les circuits courts et les produits locaux. Les marchandises peuvent être réservées sur Internet et payées en magasin, ou bien réglées en ligne et retirées en magasin avec le « Click and collect » ou encore être livrées par le facteur.
Sans oublier le rôle de l’État, qui a débloqué 5 milliards d’euros sur cinq ans pour que les 222 villes concernées par le plan Action Cœur de Ville retrouvent leur superbe. Une aide à hauteur de 1,2 milliard d’euros a été attribuée à l’Agence nationale de l’habitat pour la réhabilitation de logements privés. La liste des initiatives est aussi longue que variée, preuve que l’attractivité, l’enthousiasme et l’émulation sont bel et bien soumis aux enjeux de la proximité, condition sine qua non de l’éclosion de ces cœurs de ville que l’on croyait définitivement abandonnés.