Reste que les opérations de rénovation sont coûteuses et complexes. Plan de relance, Fonds vert, programme Actee, « tiers-financement » : les leviers financiers se multiplient pour accélérer le mouvement. Parmi les solutions mobilisables, plus de 100 millions d’euros de Certificats d’économies d’énergie (CEE) ont été débloqués. C’est notamment l’outil adopté par la ville de Loulans-Verchamp. “Pour la salle des fêtes, les travaux vont porter sur l’isolation du plafond et l’installation d’une pompe à chaleur, pour 26 400 € avec un reste à charge de 8 000 €”, explique Guillaume Blondel-Gaborieau, maire de la commune. Il ajoute : “Pour la maison Marche, un vaste bâtiment composé de six appartements, d’un salon de coiffure et d’un ancien cabinet médical, nous allons faire une isolation générale par l’extérieur et isoler les combles. Les travaux s’élèvent à 53 000 €, avec un reste à charge de 10 600 €”. Si l’apport financier des CEE peut être substantiel, mener de bout en bout l’ingénierie financière et administrative qu’ils impliquent s’avère technique. La ville va également nouer un partenariat avec Économie d’Énergie pour élargir le service aux particuliers propriétaires de maison individuelle. La filiale du groupe La Poste apporte aussi son socle de compétences en matière de gestion de relation client, et de proximité avec le réseau des artisans. Au-delà de l’équation financière à résoudre, la rénovation nécessite ainsi une approche pédagogique et un accompagnement proportionné à l’ampleur du chantier... et au devoir d’exemplarité qui incombe à l’Etat et aux collectivités sur le sujet.