Stellantis va commercialiser les données collectées par ses véhicules

Tendances

  • 2 minutes

Stellantis va commercialiser les données collectées par ses véhicules

Stellantis, qui réunit 14 marques dont Peugeot, Citroën, Fiat, Opel et Chrysler, vient de créer une nouvelle division, Mobilisights, spécialisée dans l’exploitation des données des véhicules connectés du groupe. « Il s’agit de tirer parti des datas des véhicules pour inspirer des applications et des services novateurs », explique Sanjiv Ghate, le PDG de Mobilisights. Typiquement, ces données peuvent intéresser des assureurs qui souhaitent proposer des contrats personnalisés basés sur l’usage et le comportement des automobilistes. Ces datas seront commercialisées sous forme de licences, selon un modèle DaaS (Data as a Service). Mobilisights dit vouloir s’adresser aux sociétés du secteur privé, y compris des constructeurs automobiles concurrents de Stellantis, aux entreprises de services publics, aux établissements d’enseignement supérieur et aux instituts de recherche, afin de favoriser une prise de décision pilotée par les données.

Avec le consentement très strict des automobilistes

Les données utilisées par Mobilisights viennent des capteurs aujourd’hui présents sur les 12 millions de véhicules connectés des différentes marques de Stellantis. Ils devraient être 34 millions d’ici 2030. Avec naturellement un enjeu très fort de protection des données personnelles. « Mobilisights et ses partenaires utiliseront notamment des data anonymisées et agrégées, et le partage des données personnelles des clients se fera uniquement avec leur consentement et seulement pour les services spécifiques de leur choix », insiste Stellantis. Les clients pourront retirer leur consentement à tout moment, même après l’avoir accordé. Cette nouvelle activité est loin d’être anecdotique pour le groupe automobile. Mobilisights doit contribuer à l’objectif de Stellantis de générer 20 milliards d’euros supplémentaires de revenus d’ici 2030 grâce aux logiciels. Son PDG n’a toutefois pas précisé quelle part viendra de Mobilisights.

Repéré sur : La Revue du Digital

Aimez & partagez cet article

Vous aimerez aussi

  • Programmes de fidélité : l’inflation rebat les cartes

    3 minutes de lecture

    Tendance

    Programmes de fidélité : l’inflation rebat les cartes

    #Bestof2022. Les promotions n’ont jamais pris autant d’importance dans les programmes de fidélité de la grande distribution. Un sujet que nous avons exploré dans notre Tendance La défense du pouvoir d’achat pousse les programmes de fidélité à se réinventer. Même Lidl, qui bénéficie pourtant d’une très bonne image prix, a lancé une opération « coup de pouce » pour apporter des promotions à ses clients les plus fidèles. E.Leclerc a, lui, bâti un « bouclier anti-inflation » : en cas d’augmentation de prix sur 230 produits du quotidien, l’enseigne crédite la différence sur la carte de fidélité du client. Intermarché a également fait évoluer son programme de fidélité pour apporter des réductions de 5 % à 10 % sur 1 800 produits de ses marques distributeurs.

  • Avis clients : la nouvelle boussole des consommateurs

    2 minutes de lecture

    Tendance

    Avis clients : la nouvelle boussole des consommateurs

    #Bestof2022. La consultation des avis client fait désormais partie intégrante du parcours d’achat. 87 % des Français les consultent avant de faire un achat, selon une étude de l’Ifop pour Opinion System. Et sans surprise, leur choix va vers les produits les mieux notés. « D’après une étude réalisée l’an dernier aux États-Unis auprès d’une grande plateforme de e-commerce, 95 % des produits vendus avaient une note supérieure ou égale à 3,5 étoiles », souligne Hervé Cébula, Vice-président Client Strategy de Skeepers. Nous l’avons interviewé pour notre dossier Avis clients : les bonnes pratiques pour en tirer vraiment profit.

  • Aux États-Unis, Everytable adapte le prix de ses plats selon le code postal des clients

    2 minutes de lecture

    Tendance

    Aux États-Unis, Everytable adapte le prix de ses plats selon le code postal des clients

    Imaginez une chaîne de restauration rapide qui facture ses plats préparés à des prix différents selon le code postal du client qui est livré : plus le quartier est défavorisé et moins le repas est cher ! C’est exactement ce que propose l’enseigne américaine Everytable. Son poulet thaï au curry rouge coûte environ 8 dollars dans le quartier bourgeois de Chelsea à New York alors que son prix chute à 6 dollars dans le secteur ouvrier d’Inglewood en Californie, soit une différence de plus de 30 %.