Zalando ouvre sa plateforme aux enseignes de mode françaises

Tendances

  • 2 minutes

Zalando ouvre sa plateforme aux enseignes de mode françaises

Premier site de mode en Europe, Zalando vient d’annoncer l’ouverture de sa plateforme « Connected Retail » aux boutiques françaises. « Notre offre s’est imposée comme une alternative très intéressante pour de nombreux commerces physiques lors du confinement », explique Zalando, qui vise le cap de 6 000 commerces partenaires dont au moins 600 en France d’ici la fin de l’année, contre 2 400 fin 2020. L’e-commerçant allemand a renforcé sa croissance depuis le début de la crise sanitaire et entend investir 50 millions d’euros supplémentaires dans « Connected Retail ».

Grâce à cette plateforme, « le groupe peut sélectionner des marques ou des boutiques plus petites qui font sens dans sa stratégie marketing, de mode durable et inclusive notamment, explique au Figaro Samah Habib, responsable du secteur mode chez Accenture. C’est aussi un moyen d’accroître la fréquentation de son site, et donc les ventes. Enfin, les commissions dégagent des revenus sans que la plateforme n’ait à porter les stocks, logés chez les partenaires. »

En France, 21 % seulement des ventes dans l’habillement se font en ligne

De leur côté, les marques et boutiques françaises qui rejoignent le programme peuvent toucher un plus large public et bénéficient d’une infrastructure bien rodée. Zalando leur fournit en effet le logiciel de connexion, le contenu en ligne, les options de paiement, le support client et les gestionnaires de comptes personnels. Les commerçants s’épargnent ainsi de lourds investissements digitaux en échange du versement d’une commission sur leurs ventes, que Zalando a d’ailleurs décidé de réduire jusqu’à la fin de l’année. Un cadeau stratégique dans la mesure où le potentiel du marché français reste important. « 21 % des ventes dans l’habillement [en France] se font en ligne, ce qui est un taux relativement bas », précise Carsten Keller, VP Direct to Consumer de Zalando. Loin par exemple du taux de près de 30 % au Royaume-Uni…

Repéré sur : Fashion Network

Aimez & partagez cet article

Vous aimerez aussi

  • Le consommateur français, champion de l’omnicanal en Europe

    4 minutes de lecture

    Décryptage

    Le consommateur français, champion de l’omnicanal en Europe

    Plusieurs études publiées récemment permettent de bien évaluer l’impact de la crise sanitaire sur les comportements d’achat des Français. Un consommateur sur deux peut désormais être qualifié d’omnicanal pour ses courses du quotidien. La France conforte ainsi sa place de leader européen de l’omnicanal sur les produits de grande consommation.

  • Instagram bascule dans le e-commerce

    3 minutes de lecture

    Tendance

    Instagram bascule dans le e-commerce

    #Bestof2020. En début d’année, nous posions la question : « Instagram, nouveau catalogue de Vente Par Correspondance ? ». Une interrogation très rhétorique. Depuis, dans un contexte de crise sanitaire et d’accélération des usages numériques, la tendance n’a fait que se confirmer : Instagram veut devenir un acteur du e-commerce. En novembre, le réseau social a fait évoluer son écran d’accueil pour y ajouter un bouton « Shop » (« Boutique » dans l’interface française). Il donne un accès direct à une sélection de boutiques de marques et de créateurs. Les utilisateurs peuvent y faire directement des achats, sans avoir à quitter l’application. L’époque semble bien révolue où Instagram n’était qu’un réseau de partage de photos.

  • « Une société en soldes est une société qui n’a plus de projet collectif »

    3 minutes de lecture

    Tendance

    « Une société en soldes est une société qui n’a plus de projet collectif »

    #Bestof2020. Il y a un an environ, avant que la crise sanitaire ne vienne bousculer la planète, Benoît Heilbrunn, professeur de marketing à l’ESCP Business School, nous accordait une interview d’une acuité toujours brûlante. « La nécessité, et le problème, pour les marques dans les années à venir sera de réussir à créer de la valeur économique dans un monde qui va forcément devoir décroître en termes de consommation », pointe l’auteur de plusieurs livres dont le Que sais-je ? sur la marque, Le marketing pour les nuls ou encore L’obsession du bien-être. Il poursuit : « Il y a une limite matérielle qui fait que l’on ne va pas pouvoir manger 5 pizzas par jour et avoir 3 scooters chacun ! La question me semble être de savoir comment concilier une approche frugale de la consommation avec la nécessité de créer constamment de la valeur économique, synonyme de travail et d’emploi. »