
Carrefour déploie la blockchain pour garantir la traçabilité des aliments
Après le poulet fermier en mars dernier, la tomate adopte à son tour la blockchain chez Carrefour. L’initiative a été annoncée par le PDG Alexandre Bompard en début d’année : son groupe souhaite devenir plus transparent sur la qualité et la traçabilité des aliments, plusieurs scandales sanitaires ayant érodé la confiance des consommateurs. Pour y parvenir, Carrefour a choisi la blockchain pour garantir la chaîne d’approvisionnement des produits, car cette technologie permet de renseigner chaque étape de façon infalsifiable. « Appliquée au secteur alimentaire, la blockchain permet à chaque acteur (producteurs, transformateurs et distributeurs) de préciser les informations de traçabilité qui les concernent pour chaque lot : dates, lieux, bâtiments d’élevage, circuit de distribution, traitements potentiels, etc. », explique le distributeur.
De la date de mise en terre du plant de tomate aux idées de recettes
Pour accéder aux informations, le client scanne un QR code sur l’emballage à l’aide de son smartphone puis, une fois rendu sur le site de Carrefour, saisit le numéro de lot imprimé sur l’étiquette. Le site Linéaires, qui a testé le dispositif sur des tomates achetées le 5 juillet dans le Lot-et-Garonne, a ainsi appris que le plant a été mis en terre le 23 avril près de Marmande et que les fruits ont été cultivés sans herbicides et récoltés à la main. Mais il précise que « le distributeur aurait pu aller plus loin, en faisant preuve de plus de transparence sur ses propres actions (transport, stockage, etc.). » Carrefour complète cependant la fiche avec des conseils de conservation et des idées de recettes.
La technologie blockchain devrait être appliquée cette année à six autres produits de la « filière qualité » de l’enseigne : le lait frais microfiltré sans OGM, les œufs de poules élevées en plein air sans antibiotiques, le Rocamadour fermier AOP, le saumon norvégien sans antibiotiques ni OGM, le steak haché charolais et le miel cru de saison. À terme, Carrefour souhaite utiliser la blockchain pour garantir la traçabilité d’une centaine de produits « filière qualité ».
Repéré sur : Linéaires
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Amazon mise sur le catalogue papier pour les jouets
Après avoir contribué à la faillite de la chaîne américaine de magasins de jouets Toys‘R’Us, Amazon entend maintenant capter une partie de sa clientèle. Comble de l’ironie, c’est en se servant d’un des atouts bien physiques de Toys‘R’Us que le géant du commerce en ligne compte y parvenir : le catalogue papier. Selon Bloomberg, Amazon envisage en effet d’éditer son propre catalogue de jouets, qui serait envoyé en fin d’année à des millions de foyers américains mais aussi distribué via les supermarchés Whole Foods, dont Amazon a fait l’acquisition l’an dernier.


Le ticket de caisse accélère sa dématérialisation
Etam, Promod, Uniqlo, Decathlon… Les enseignes qui proposent de dématérialiser le ticket de caisse papier et de l’envoyer par email se multiplient. Dernière en date, Bio c’ Bon vient d’annoncer qu’elle allait déployer l’e-ticket dans tous ses magasins dès la rentrée. Le bénéfice du ticket de caisse dématérialisé est évident pour les commerçants : ils récupèrent ainsi des adresses mail et affinent les profils de leurs clients en reliant les données relatives à leurs achats et à leur navigation en ligne. « D’un point de vue opérationnel, il faut également savoir que le ticket de caisse est un vrai problème pour l’entreprise, car il est composé de données difficiles à déchiffrer, déclare Nicolas Glady, professeur à l’Essec, au Figaro. La digitalisation de ces données permet de les analyser plus facilement. »