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Génération Z, un mouvement d’avenir

14/06/2022

Une étude de l’IRSEM* d’octobre 2021 mettait en évidence que les français de 18 à 35 ans accordaient au travail une importance relativement proche de celle que leurs aînés lui accordaient, mais que le redécoupage des temps de la vie a transformé leurs attentes et leurs conceptions des rythmes professionnels. Que nous raconte ce constat sur la génération qui entre aujourd’hui sur le marché du travail et quelles conclusions en tirer ? Focus sur cette Gen Z hétérogène dans son identité mais partageant des fondamentaux communs.

Génération quoi ?

La génération Z, née à partir de 1995, représente 11,6 millions de personnes et 17 % de la population française. À l’instar des autres générations, elle ne constitue pas un groupe unique et homogène. Elle est composée de personnes encore au collège comme d’autres qui viennent d’entrer dans le monde du travail. Loin d’être monolithique, cette génération a pourtant pour particularité commune de refuser les étiquettes et de revendiquer l'appartenance à plusieurs « tribus » en même temps, certains observateurs la traitant parfois de paradoxale : écolos et achetant sur Shein, amateurs de filtres sur leurs photos et rêvant d’avoir une identité plus forte et moins lisse, individualistes et pourtant soucieux de l’élan collectif. Car tous ont été confrontés à de multiples crises – sociale, environnementale, terroriste et sanitaire – et ont développé sur ce terreau une conscience collective qui leur fait placer ces enjeux sociétaux et climatiques à la première place de leurs préoccupations.

Un moto — la quête de sens

Ces préoccupations se retrouvent dans les critères des Gen Zers lorsqu’il s’agit de rejoindre une entreprise : une étude pointait que 78 % des 18-24 ans n’accepteraient pas un emploi qui n’a pas de sens pour eux. Le travail est en effet pour la Gen Z une occasion de s’engager en faveur des progrès sociétaux et environnementaux. Le greenwashing ou les engagements non tenus agissent sur eux comme un véritable repoussoir. Alors, pour les attirer et les fidéliser, une entreprise a plutôt intérêt à leur offrir des preuves de ses engagements et de sa conscience des grands enjeux de l’époque, et à leur confier une mission qui porte un impact social ou environnemental fort. Donner le sentiment à cette génération qu’on est ensemble et qu’on appartient à une communauté qui partage un objectif noble et utile, c’est l’assurance de la fidéliser !

Mettre le travail au second plan

Contrairement aux générations précédentes, la génération Z ne considère plus le travail comme ayant une place prioritaire dans sa vie : l’équilibre vie professionnelle – vie personnelle est primordial. Exit les fins de journée à 22 heures ! Les entreprises doivent offrir des horaires de travail raisonnables, un temps de travail stable et une flexibilité sur l’organisation du travail (notamment sur le télétravail) afin de permettre aux Gen Z d’avoir une vie sociale en dehors de l’entreprise. En témoigne depuis plusieurs mois la pénurie de postulants dans les secteurs de la restauration et du tourisme. Mais les Gen Zers n’en sont pas moins ambitieux : ils portent leur ambition sur leur quotidien plutôt que sur le long terme. Les recruteurs font ainsi face régulièrement à une question : « À quoi ressemble une journée type ? » Signe que l’ennui ne peut avoir sa place dans leur quotidien et que l’intérêt qu’ils portent à leur mission est pour eux fondamental.

Changer de paradigme, suivre leur mouvement

La génération Z est en définitive une génération qui cherche une structure qui puisse valoriser leur individualité, leurs idées et leur travail, en leur laissant une marge de manœuvre dans la manière dont ils vont gérer leur travail. Plus volatils et indépendants, les Gen Zers sont souvent incompris par leurs aînés, certains voyant dans leurs besoins et leurs exigences par rapport aux entreprises des caprices, des marques d’impatience, des exigences déconnectées du quotidien. Mais pourquoi voir ces différences au prisme du passé plutôt qu’à celui du futur ? Car, quoi qu’il arrive, qu’on se le dise, c’est le mouvement impulsé par la Gen Z qui porte le futur des entreprises et de leur(s) direction(s).

* A new era in the #homework revolution, Workmonitor 2022, Randstad. 

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