Intermarché partage ses données produits MDD avec Yuka
La transparence imposée par Yuka continue de faire bouger les lignes dans la distribution alimentaire : l’enseigne Intermarché vient d’annoncer qu’elle allait partager les données concernant les produits vendus sous ses marques distributeur (MDD) avec une quinzaine d’applications dédiées à la consommation, dont Yuka, ScanUp, Allergobox et ShopAdvizor. Concrètement, la marque des Mousquetaires rejoint le programme « Transparence Conso » lancé l’an dernier par Alkemics, une plateforme sécurisée de collaboration entre marques et distributeurs. Elle va lui fournir l’ensemble des informations disponibles sur plus de 6 000 références de MDD, dont celles des marques Pâturages (produits laitiers), Monique Ranou (charcuterie) et Chabrior (pâtisserie).
Concrétiser l’engagement de transparence vis-à-vis des consommateurs
Après avoir lancé le Franco-Score pour soutenir l’agriculture française et reformulé 900 recettes de ses produits pour en retirer des additifs contestés, Intermarché devient ainsi la première enseigne alimentaire française à partager les data de ses MDD. « Ce partage gratuit via la plateforme d’Alkemics permettra d’accéder à des données constamment à jour, précises et contrôlées, explique Julie Chapon, fondatrice de Yuka. Pour les marques, c’est également un moyen de concrétiser leur engagement de transparence et de bénéficier d’une répercussion immédiate dans [notre] application lors de l’amélioration de certaines compositions. »
Donner plus de visibilité aux petits producteurs
La collaboration avec Alkemics est également étendue à tous les producteurs locaux et régionaux partenaires d’Intermarché. « L’idée est d’accompagner les petits producteurs afin d’accélérer la commercialisation de leurs produits et d’être référencés dans plus de magasins du Groupement et sur tous les canaux, y compris nos 1 400 drives », précise Nicolas Paepegaey, Digital & Transformation Officer chez Intermarché.
Repéré sur : L’Usine Digitale
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« Retail as a service » : l’émergence de nouveaux business models ?
#Rétro2019. Et si les consommateurs ne trouvaient plus leur bonheur dans l’accumulation de produits, mais préféraient privilégier les services qu’ils leur rendent ? « Pour les gens, acheter un bien n’est pas une finalité, nous a expliqué dans une interview Philippe Moati, cofondateur de l’Observatoire Société et Consommation (ObSoCo). Quand les entreprises mettent vraiment le client comme point de départ de leur réflexion stratégique, elles prennent conscience que le produit n’est qu’un intermédiaire. » Un exemple : en 2019, la marque de lessive Tide du groupe Procter & Gamble a lancé aux États-Unis un service de blanchisserie et de pressing, Tide Cleaners. Elle considère en effet que l’objectif final des consommateurs n’est pas d’acheter de la lessive… mais d’avoir des vêtements propres ! Autour de cette idée, la marque a bâti une offre de services complète pour simplifier la vie de ses clients. Elle propose par exemple un abonnement mensuel pour les étudiants, avec des camionnettes qui viennent sur les campus récupérer les sacs de linge sale et les ramènent après nettoyage. Tout le process s’organise grâce aux smartphones, permettant de connaître l’heure de passage des camionnettes.

La concurrence face à Amazon s’organise
#Rétro2019. Amazon n’a jamais semblé aussi puissant. Sa plateforme capte près de la moitié des ventes en ligne aux États-Unis et 20 % en France. Pour beaucoup de consommateurs, ce site est devenu un réflexe. D’après l’étude The Future Shopper 2019, 56 % des cyberacheteurs commencent leurs recherches de produits directement sur Amazon, plutôt que d’aller sur Google ou sur une autre plateforme. Et même lorsqu’ils achètent sur d’autres sites ou en magasin, 64 % des consommateurs disent regarder les avis, et les prix, sur Amazon. Ses bénéfices ne lui viennent pourtant pas du e-commerce, mais de ses activités sur le cloud, de la publicité et des services vendus aux commerçants sur sa marketplace. Nous le détaillons dans notre Tendance L’après Amazon se dessine-t-il ?. Conséquence : la plateforme n’a pas besoin de viser la rentabilité opérationnelle sur le e-commerce. Elle perd d’ailleurs de l’argent sur cette activité en dehors des États-Unis.