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La créativité : imprévisible et salvatrice

10/10/2022

Souvent la créativité est une qualité enviée parce qu’elle fascine, parce qu’elle témoigne d’une faculté au lâcher prise. Oui mais depuis quand ? 

Avant d’affirmer que chaque être humain en était doté, on associait cette compétence à la création divine, puis aux artistes, aux inventeurs et aux enfants, aux travailleurs, à tout être sensible finalement. Aujourd’hui, au fur et à mesure que les neurosciences avancent, la créativité se débarrasse du mythe selon lequel le cerveau droit fonctionnerait davantage chez les émotifs et les intuitifs que chez les intellectuels logiques et pragmatiques, dont les compétences se nicheraient plutôt dans l’hémisphère gauche. Mais être créatif, qu’est-ce que ça veut dire ? Laisser vagabonder son imagination, fixer le plafond très fort jusqu’à ce qu’une idée suspendue s’en décroche ? Aussi, la créativité serait-elle l’inverse de la productivité ou au contraire en serait-elle la source ? Mystérieuse et propre à chacun, elle invite, en premier lieu, à déverrouiller le champ des idées pour favoriser la vacance de l’esprit et la sérendipité afin de proposer une autre perception des choses. Si elle fait désormais partie des soft-skills recherchées sur une fiche de poste, si les stratégies de marque procèdent à des ateliers de créativité pour faire émerger l’idée différenciante, la créativité, elle, se moque de la façon dont on va la solliciter tant qu’on lui laisse le temps et l’espace pour germer, grandir, s’épanouir et peut-être parfois transcender la pensée et transformer les sociétés.

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