Grâce à l’automatisation des processus d’achat et de vente, au marketing programmatique et autres innovations commerciales, les collaborateurs ont pu investir davantage de sujets et impulser de nouvelles dynamiques dans leurs sociétés. Intelligences humaines et artificielles ne sont plus à mettre dos à dos mais ont plutôt intérêt à faire corps au sein d’un duo harmonieux et gagnant-gagnant. Selon une étude du cabinet Mac Kinsey rendue publique par Pôle emploi, d’ici à 2030, 30 à 40 % des tâches quotidiennes de plus de la moitié des métiers devraient être automatisées. De quoi ouvrir un boulevard aux compétences socio-émotionnelles : les fameux “soft skills”. Les offres d’emploi sont aujourd’hui truffées d’expressions telles que “capacités d’adaptation, de raisonnement et de conceptualisation”. On demande de la créativité dans la productivité mais aussi dans la faculté à inventer de nouveaux échanges relationnels pour renforcer la cohésion au sein des équipes. Autrement dit, il ne s’agit plus seulement de rejoindre une organisation en tant que talent mais de gagner en leadership pour faire grandir l’entreprise dans son ensemble. Un élément agile, flexible, qui s’adapte aux situations imprévues est un collaborateur qui saura gagner la confiance de ses pairs comme se montrer davantage perméable à l’utilisation des nouvelles technologies. Ce constat induit que le choix des logiciels, plateformes et autres outils doit revêtir une dimension éthique et responsable pour ne pas enrayer la dynamique collective, au risque de devenir un élément perturbateur ou trop complexe à maîtriser. Savoir faire le tri entre les innovations qui facilitent le quotidien du travailleur, celles qui ne trahissent pas l’état d’esprit d’une entreprise en raison d’un algorithme trop réducteur ou pas assez inclusif dans sa construction, voilà ce qui préoccupe désormais le monde du travail de demain. L’être humain devrait quant à lui conserver son aura de Deus ex machina.