Avec la digitalisation de nos pratiques et notre utilisation quotidienne des réseaux sociaux, les marques se sont mises à récolter de nombreuses données brutes dont elles voyaient le potentiel. Mais elles ne savaient pas toujours comment les exploiter : dans quel but et dans quel contexte ? Puis, de la collecte, les marques sont passées à l’analyse avec l’apparition de nouveaux métiers comme les datas-scientists, qui font désormais partie davantage des équipes marketing que des équipes informatiques. Ces données brutes sont devenues au fur et à mesure des “insights” de plus en plus révélateurs, aussi précis que précieux sur la cible de la marque, les habitudes des consommateurs, les parcours utilisateurs. Mais de là à faire travailler les équipes créatives et les équipes data et analytics à la même table, le chemin était encore un peu long. Puis, les analyses se sont affinées au point d’apporter une connaissance utilisateurs tellement limpide que la créativité a fini par trouver sa place dans cette constellation de données chiffrées pour leur apporter un supplément d’âme. Grâce à son apport nouveau, à son angle de vue beaucoup plus resserré mais aussi plus sagace, l’analyse de la donnée est venue renouveler les réservoirs d’inspiration des créatifs. Ce cadre redessiné permet d’enrichir l’idée que l’on se faisait d’une image de marque, d’une cible, des attentes et des pratiques clients. Toutefois, si la créativité existait bien avant l’apparition de la donnée, cette dernière agit comme un liant entre l’art d’inventer de nouveaux récits et celui de performer.