Le Nutri-Score influence les achats d’un tiers des Français

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Le Nutri-Score influence les achats d’un tiers des Français

Instauré en France en 2017, le Nutri-Score semble être devenu un vrai repère dans le parcours d’achat de nombreux consommateurs. Il est en effet systématiquement consulté par 33 % des Français, selon une récente analyse du cabinet NielsenIQ. Et il a un impact indéniable sur les ventes : celles de jambons cuits notés B, par exemple, ont progressé de 12 % en mai sur un an, alors que ceux notés C ont vu leurs ventes baisser de 3 % et ceux sans Nutri-Score de 13 %. Même constat pour les pizzas, quiches et tartes fraîches avec la note B, dont les ventes ont augmenté de 8 %, tandis que celles notées C ou D performent moins, avec -2 % et -1 % respectivement.

Un indice du « mieux manger » présent sur plus d’un quart des produits

Inspiré par les recherches du nutritionniste français Serge Hercberg, le Nutri-Score s’affiche aujourd’hui sur l’emballage de 26 % de tous les articles, soit une progression de 2 points par rapport à 2022. Avec d’importantes disparités selon les rayons : 54 % des surgelés salés, 40 % des produits frais non laitiers et 27 % des produits d’épicerie salée affichent ainsi un Nutri-Score. Mais c’est le cas de seulement 19 % des produits d’épicerie sucrée, 16 % des liquides sans alcool et 2 % des liquides avec alcool. En outre, parmi les produits qui affichent leur Nutri-Score, 47 % obtiennent la note de A au sein des catégories surgelés salés et épicerie salée, contre 31 % des produits d’épicerie sucrée, 23 % des produits frais laitiers, et 18 % seulement des produits frais non laitiers. Toutes catégories confondues, 31 % des produits ont un Nutri-Score A, 24 % un Nutri-Score B, 22 % un Nutri-Score C, 17 % un Nutri-Score D et 7 % un Nutri-Score E.

« Malgré le contexte de crise de pouvoir d’achat que nous connaissons, la nécessité du ‘mieux manger’ reste un incontournable évident pour les consommateurs français », analyse Pauline Peyron, consultante chez NielsenIQ.

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