La force de Nexans est de lier sobriété et profitabilité dans son modèle de performance. La profitabilité volumique au détriment des ressources n’est pas considérée comme une bonne performance. Depuis plusieurs années, le groupe refuse de donner une guidance sur le chiffre d’affaires, indiquant par là que la croissance et la croissance des volumes ne sont pas une priorité, compte tenu du risque de pénurie justement. L’objectif de Nexans est d’apporter de la valeur aux clients et aux actionnaires. Par ailleurs, si on fait le choix de la sobriété, on voit facilement l’intérêt économique de cette démarche. Optimiser l’énergie, utiliser moins de matériaux, tout cela génère des économies financières qui servent la performance. Nous travaillons avec les responsables des business dans ce sens : les objectifs de nos unités en termes de volume dépendent de leur profitabilité et de leur niveau de décarbonation. Nous plafonnons aussi le nombre de références afin de limiter la complexité industrielle, logistique et commerciale, ce qui évite de détériorer les marges financières et limite l’utilisation des ressources. Troisième point, nous intégrons le prix interne du carbone afin d’avoir une vision combinée de la performance financière et environnementale. Ce point de vue global nous aide pour décider d’un investissement ou d’une dépense. Enfin, nous analysons nos marges par le prisme de la qualité afin de nous assurer qu’il s’agit réellement d’une croissance durable. Moins de matériaux, moins de produits ne signifient pas moins de performance, surtout si l’innovation s’en mêle !