Exit les relations top-down, place au leadership ascendant, celui qui émane de toutes parts et n’est pas l’apanage du dirigeant sachant et inflexible. Le rapport de force a changé, les millennials et la génération Z ont balayé les anciens codes et réinventé les règles de la collaboration avec une conscience aiguë de l’impact positif, de l’empreinte qu’on laisse et surtout de celle, indélébile, fabriquée par les générations précédentes. Jamais une jeune génération n’a été aussi engagée et responsable face à l’urgence climatique et consciente de l’intersectionnalité des luttes. Ces profils parfois redoutés par les recruteurs parce que jugés trop radicaux dans leurs attentes et leurs exigences changent la donne aujourd’hui et participent à la modernisation de la vision des entreprises encore trop campées sur leurs acquis. Plus de flexibilité, plus de transparence, les services RH ont repensé leurs stratégies de recrutement pour rendre leurs organisations plus attractives, plus apprenantes, plus désirables en somme aux yeux de la génération Z dont 23 % a décidé de travailler pour son entreprise actuelle parce qu’elle offrait une culture positive, selon une étude réalisée par le cabinet Deloitte. Dans le monde du travail ou dans la vie citoyenne, le maintien de la démocratie est un modèle que personne ne perd de vue mais que beaucoup souhaitent voir réinventé pour qu’il soit plus transversal afin que les citoyens y prennent part davantage pour faire société. L’entreprise semble être un laboratoire tout indiqué pour transmettre ses idées, mobiliser des micro-communautés et s’inventer de nouveaux leaders.