le Collectif de la fleur française plaide pour des bouquets locaux et de saison

Tendances

  • 2 minutes

Saint-Valentin : le Collectif de la fleur française plaide pour des bouquets locaux et de saison

« On offre souvent des roses rouges à la Saint-Valentin, alors que la saison des roses commence en mai, s’indigne dans Le Télégramme Estelle Fritz, fleuriste à Guidel (Morbihan). À la place, offrons des fleurs du moment : tulipes, anémones, renoncules… » Estelle Fritz est membre du Collectif de la fleur française, qui prône une consommation de fleurs locales, de saison, cultivées dans des conditions respectueuses de l’environnement. Et pour cause : près de 9 fleurs sur 10 vendues en France sont importées, précise Le Télégramme, ajoutant que « souvent cultivées sous serres chauffées, éclairées jour et nuit, elles parcourent parfois des dizaines de milliers de kilomètres, en conteneurs frigorifiques, depuis des pays exportateurs tels l’Équateur, le Kenya ou l’Éthiopie ». Avec à la clé un piètre bilan carbone, sans compter qu’il faut jusqu’à 30 litres d’eau pour produire un seul bouton de rose, selon Novethic.

Jusqu’à 50 % de fleurs jetées en cas d’invendus

« Une absurdité écologique », confirme Hortense Harang, cofondatrice de la startup Fleurs d’Ici, qui entend également revenir à des circuits courts de production et de distribution de fleurs issues de l’horticulture française. En outre, Fleurs d’Ici collecte des données à toutes les étapes de la vie du produit, ce qui lui permet de réaliser du prédictif grâce à ses historiques du marché et de limiter les pertes. Sans cela, un producteur de fleurs doit parfois jeter jusqu’à 50 % de sa marchandise en cas d’invendus.

À l’instar de ces floristes, de nombreuses marques veulent démontrer à leurs clients la sincérité de leurs engagements RSE. Nous venons d’y consacrer une Tendance, « RSE : ces nouveaux magasins qui encouragent une consommation responsable ».

Repéré sur : Le Télégramme

Aimez & partagez cet article

Vous aimerez aussi

  • La Poste donne une seconde vie aux vélos de ses facteurs

    2 minutes de lecture

    Tendance

    La Poste donne une seconde vie aux vélos de ses facteurs

    Envie d’un vélo électrique robuste et performant ? Il est aujourd’hui possible de s’offrir un vélo reconditionné de La Poste. Jusqu’ici, comme dans la plupart des flottes d’entreprises ou de collectivités, ces bicycles à assistance électrique étaient mis au rebut après 5 ans environ de bons et loyaux services. L’idée de les remettre en état est venu d’un responsable, à l’époque, d’un bureau de Poste, Jean-Marc Pierret. Il est à l’origine d’une startup qui s’est spécialisée dans le reconditionnement des vélos électriques. En partenariat avec Nouvelle Attitude, une société d’insertion filiale du groupe La Poste, une filière s’est montée pour recycler les vélos des facteurs. Nettoyés, désossés, les bicycles sont entièrement remis à neuf. Nouvelle batterie, nouvelle selle, nouvelles poignées, nouveaux câbles… Il reste environ 70 % de pièces d’origine recyclées. Les vélos quittent également leur couleur jaune pour être repeints dans les teintes choisies par les clients.

  • En Belgique, Decathlon répare les vêtements et les sacs de ses clients

    2 minutes de lecture

    Tendance

    En Belgique, Decathlon répare les vêtements et les sacs de ses clients

    Decathlon poursuit sa transformation vers un business model plus soutenable. Pour trouver des alternatives à la seule vente de produits neufs, la Belgique fait figure de terre d’innovations. L’enseigne y expérimente déjà le principe d’un abonnement à la Netflix, permettant d’utiliser tous les produits ou presque d’un magasin sans avoir à les acheter. Son nouveau projet : la mise en place dans les 35 magasins du pays d’un service de réparation de vêtements et de sacs. « Notre pays compte de moins en moins d’ateliers de couture ou de services de réparation des vêtements. Lorsque leurs t-shirts, pantalons ou manteaux présentent un petit accro ou un problème de fermeture, de nombreux Belges les jettent à la poubelle et en achètent de nouveaux, pointe Bohdan Lamon, Project Leader Repairability de Decathlon Belgique. Notre nouveau service de réparation offre une solution pour changer ces habitudes de consommation. Chaque vêtement ou sac que nous réparerons permettra d’éviter de devoir en acheter un nouveau. »

  • Quand le commerce facilite l’inclusion des personnes handicapées

    2 minutes de lecture

    Tendance

    Quand le commerce facilite l’inclusion des personnes handicapées

    #Bestof2022. L’actualité n’a pas toujours été très heureuse cette année. Dans notre tendance « Marques et inclusion : découvrez des initiatives qui font du bien ! », nous sommes allés chercher des bonnes nouvelles du côté des entreprises et de leur stratégie d’inclusion. L’occasion de nous intéresser aux Cafés joyeux, en photo ci-dessus. Ils fleurissent en France autour d’un projet solidaire : former et employer des personnes atteintes de trisomie 21 ou de troubles cognitifs comme l’autisme. Le premier de ces établissements a ouvert à Rennes en 2017 et on les trouve aussi aujourd’hui à Paris (avec 3 implantations), Bordeaux, Lille, Lyon… Et même à Lisbonne au Portugal. Les Cafés joyeux emploient 85 salariés, dont 70 % sont handicapés, et visent les 150 collaborateurs d’ici fin 2023.