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Soigner et décomposer son message

14/03/2022

Avec la multiplication des plateformes sociales, l’attention est devenue un enjeu crucial pour les marques. Comment jouer le jeu des réseaux sociaux sans compromettre la qualité du contenu ? Être visible sans être omniprésent, utile sans être futile… Plus que jamais la bataille de l’attention se gagnera sur le terrain de l’essentialité et sur la capacité de la marque à ciseler un message efficace et percutant auprès de son audience.

Une approche éditoriale par réseau social

En 2018, les 15-34 ans passaient en moyenne 2h16 par jour sur leur smartphone pour se rendre sur leurs applications préférées : Facebook, Instagram, YouTube… En somme, toutes les plateformes propices aux échanges et à la conversation. Pourquoi les internautes sont-ils sur tous ces réseaux à la fois ? Parce que chaque plateforme, avec les codes qui lui sont propres, répond à un usage particulier. Le message de marque, qui ne se résume plus à une communication produit, doit adapter son discours à chaque plateforme. Hier,  il suffisait de présenter une approche éditoriale globale déclinable sur les réseaux sociaux. Aujourd’hui, ce sont désormais ces réseaux qui sculptent le contenu en corrélation avec le profil de leurs utilisateurs et les usages spécifiques de la plateforme.

Un contenu industrialisé lu par une audience de plus en plus exigeante

En 2019 et pour la première fois, les dépenses pour la publicité en ligne ont dépassé celles destinées à la télévision. Aujourd’hui, une marque ne peut donc plus se passer d’une “content factory” tant la relation et la satisfaction client passent par la capacité d’une entreprise à produire un contenu à la fois utile, ludique, efficace et inspirant sur chaque canal social. Ainsi, de l’homogénéité des contenus qu’elle diffuse dépendra la cohérence de son identité de marque. Et à l’époque où la perte d’attention est vue comme un des maux de notre siècle, la tâche se révèle particulièrement ardue. Face à une audience dont la capacité de concentration diminue, les marques sont à la fin contraintes de créer du contenu impactant et chargées de dessiner des zones et des espaces de respiration pour éviter de saturer les esprits qu’elles souhaitent séduire.

Un contenu pour chaque canal mais surtout pour chaque régime attentionnel

Selon une étude britannique (agence Tecmark), nous consultons en moyenne 221 fois notre téléphone par jour et les applications qui calculent notre temps d’écran (comble de l’ironie ?) nous interrogent sur notre addiction. Seulement les écrans sont une nouvelle façon d’interférer avec le monde et ce temps passé n’est pas forcément synonyme de passivité. C’est sur ce point précis que les marques ont une carte à jouer en proposant du contenu qui vienne nourrir et solliciter nos différents régimes attentionnels. Si l’attention est en perte de vitesse, la curiosité et la soif d’apprentissage ne demandent qu’à être alimentées. Autrement dit, un contenu soigné a toutes les chances de remettre en route les capacités de concentration d’une audience, en veille et en attente de nouveaux sujets pour recréer la conversation tant espérée par les marques.

Source : Thierry Wojciak, Étude Baromobile, la data au cœur, cbnews.fr (13 février 2018)

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