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Vinted : comment le marché français a facilité l’essor de la plateforme de seconde main
Vinted s’est imposé en Europe comme la première plateforme de seconde main, dépassant son marché initial du prêt-à-porter pour proposer aujourd’hui d’autres produits tels que les jouets et autres biens culturels. Née de l’idée de la Lituanienne Milda Mitkute, l’entreprise doit sa réussite à l’évolution de son modèle en intégrant les enseignements du marché français.
En plein déménagement, qui n’a jamais regretté de devoir se débarrasser d’un excédent de biens ? C’est ce que vit Milda Mitkute, fondatrice de Vinted en 2008, qui souhaite alors pouvoir vendre d’occasion une garde-robe bien trop fournie pour être déménagée. L’esprit entrepreneurial de la jeune femme fait le reste et de ce simple site naît l’idée de Vinted, aujourd’hui première plateforme de seconde main en Europe.
Afin de doper la croissance, Milda Mitkute et son associé Justas Janauskas font très tôt le choix d’internationaliser la plateforme alors même que le marché national lituanien n’est pas rentable. La croissance est lente avant l’entrée sur le territoire français, où Vinted se rapproche des professionnels de la logistique afin d’améliorer son modèle.
Passage à l’échelle et rentabilité facilités par les logisticiens
« Nous avons réussi à conclure des accords avec des transporteurs sur le marché français, ce qui nous a permis d’obtenir des réductions sur les frais d’expédition. Ainsi, même avec la commission que nous prélevions, utiliser notre système de paiement devenait une option très avantageuse pour nos membres français », explique Milda Mitkute. La France joue donc un rôle moteur dans le succès international de Vinted et représente aujourd’hui son marché principal avec 23 millions d’utilisateurs fin 2023 (soit 29 % de la base mondiale de la plateforme). Vinted doit également son succès à sa capacité à déconstruire les préjugés associés aux articles d’occasion (en particulier auprès des jeunes) en offrant une expérience d’utilisation aussi simple et moderne que possible. « Si un vendeur mettait plus de cinq minutes à mettre en ligne un article, il aurait été dissuadé d’utiliser la plateforme. Il était donc primordial de rendre l’expérience de mise en vente simple afin d’encourager l’usage. »
Milda Mitkute a depuis passé la main à un autre CEO, Thomas Plantenga. Ce dernier a notamment accéléré les bénéfices de la plateforme en faisant payer les frais à l’acheteur et non plus au vendeur. « Lorsque l’entreprise entre dans une nouvelle phase, une restructuration et la nomination d’un nouveau CEO peuvent s’imposer », confie la cofondatrice.
Source : https://www.journaldunet.com/
Crédits photo couverture : © Adobe Stock
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