
Whatnot réinvente l’e-commerce avec ses enchères en livestreaming
« J’ai vendu pour 5 000 dollars d’objets de collection en 2 heures ! L’expérience a en quelque sorte parlé d’elle-même. » Voilà comment Grant Lafontaine, PDG et cofondateur de Whatnot, explique le succès foudroyant de sa plateforme vidéo de shopping en direct, dédiée aux collectionneurs et passionnés d’objets de toutes sortes. Tout a commencé il y a deux ans avec des ventes aux enchères de cartes Pokémon, certaines pépites pouvant s’échanger pour des milliers de dollars en quelques minutes. Depuis, la pandémie ayant popularisé le livestreaming, la plateforme s’est élargie : on peut y négocier toutes sortes de figurines ou cartes de collection, notamment celles des stars du football américain, mais aussi des vêtements ou des sneakers vintage. Et Whatnot prévoit de lancer une vingtaine de nouvelles catégories d’ici la fin de l’année.
« Une monétisation plus forte que celle disponible sur d’autres canaux »
En pratique, les utilisateurs doivent s’inscrire sur la plateforme et être authentifiés par Whatnot avant de pouvoir vendre leurs objets aux enchères. Quand un vendeur lance un livestream, une notification est envoyée aux acheteurs potentiels, qui peuvent alors réagir en direct, poser des questions ou enchérir sur l’article convoité. Pour attiser la curiosité des acheteurs, Whatnot organise également des « ventes mystères », par exemple une boîte de cartes dont le contenu est révélé une fois l’enchère terminée.
« Les acheteurs passent des heures chaque semaine à contribuer au contenu et à la communauté de l’application, tandis que les vendeurs obtiennent une monétisation plus forte que celle disponible sur d’autres canaux », décrypte Laela Sturdy, General Partner chez CapitalG, l’entité d’investissement de Google.
L’appli Whatnot est pour l’instant disponible uniquement en anglais, et si les acheteurs peuvent s’inscrire depuis de nombreux pays dont la France, les vendeurs doivent eux résider aux États-Unis. « Mais nous travaillons à étendre la vente à d’autres pays », précise Grant Lafontaine.
Repéré sur : L’Usine Digitale
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Les grands magasins se réinventent pour séduire la clientèle locale
« Avec cette crise, nous avons perdu notre clientèle internationale qui représentait plus de 60 % de notre chiffre d’affaires (2 milliards d’euros en 2019). Il a fallu se réinventer. » Le directeur des Galeries Lafayette Haussmann, Alexandre Liot, pose un constat sans détours dans Le Parisien. En quelques mois, les grands magasins parisiens ont dû revoir leur stratégie pour attirer la clientèle locale et s’adapter aux nouveaux modes de consommation. Une des évolutions les plus surprenantes est peut-être l’arrivée en grande pompe des articles de seconde main dans ces temples de la consommation. À partir du 22 septembre, la mode circulaire occupera ainsi un étage entier sous la coupole du Printemps. Cet espace baptisé « Septième ciel » se veut le plus grand du monde dans un tel magasin. Le Printemps a aussi lancé un nouveau label « Unis vers le beau responsable », pour mettre en avant les marques engagées (400 sont déjà référencées). « Plus de 85 % des Français considèrent comme essentiel que les distributeurs et les marques s’engagent vers une consommation plus durable », souligne Stéphane Roth, directeur général marketing et communication du groupe Printemps.


Leroy Merlin pilote des rénovations complètes pour ses clients
Connaissez-vous le service Leroy Merlin Studio ? L’enseigne l’a lancé il y a deux ans sur Paris et l’Île-de-France pour accompagner les propriétaires dans la rénovation de leur logement. La promesse est claire : « Un seul pro pour diriger vos travaux ». « Notre plateforme connecte nos clients à un réseau d’architectes, explique Nathalie Hervet, leader ‘Conquête cœur de ville’ chez Leroy Merlin. Nous avons constitué un réseau d’architectes DPLG (diplômés par l’État), d’architectes d’intérieur et de décorateurs. » Ils sont aujourd’hui 38, avec l’objectif de monter à 50 d’ici la fin de l’année. Après un premier échange téléphonique avec le client, un de ces experts sélectionnés par l’enseigne se rend à son domicile. Une visite facturée 45 € pour une étude de faisabilité matérialisée par un devis estimatif. Selon les besoins, l’intervention de l’expert peut aussi donner lieu à un diagnostic administratif et technique, à la création d’une planche de préconisation matériaux et couleurs, à la réalisation d’esquisses 3D, etc. En cas d’accord du client, l’architecte accompagnera le projet jusqu’à la fin, faisant le lien avec les artisans et les intervenants sur le chantier.