
Avec Courses U Lyon et le « drive truck », Système U innove dans l’e-commerce alimentaire
Afin de doper leur activité alimentaire dans l’e-commerce, 10 adhérents lyonnais de Système U se sont regroupés pour créer une plateforme d’e-commerce commune baptisée « Courses U Lyon », une première en France. L’idée est de toucher une clientèle qui échappe aux 15 magasins de proximité Système U de Lyon en proposant aux clients de 28 communes environnantes une livraison à domicile à partir d’un entrepôt centralisé. « Avec le contexte d’Amazon qui arrive même sur l’alimentaire, on n’a plus le choix : il faut proposer des nouveautés, explique Dominique Schelcher, PDG de Système U. Courses U Lyon apporte une réponse à la concurrence web qui allie le meilleur du commerce physique et du digital. »
Une flexibilité accrue pour les clients sur la livraison et les commandes
Courses U Lyon enregistre aujourd’hui environ 400 commandes par jour, qui sont livrées chez le client sur rendez-vous à une heure précise, « et non pas dans des créneaux horaires comme c’est le cas pour nos concurrents », précise Gaëtan Thévenin, Président du groupement des associés U lyonnais. Pour ce faire, Courses U Lyon dispose d’une flotte de 15 camionnettes, chacune pouvant transporter jusqu’à 60 commandes. En outre, grâce à la logistique mise en place dans l’entrepôt du groupement, « nous sommes par exemple en capacité de proposer l’achat de fruits et légumes à l’unité et non plus au kilo comme c’est souvent le cas », ajoute Gaëtan Thévenin.
« Toucher la jeune génération consommatrice de demain »
Courses U Lyon entend également réinventer le drive. « Le drive doit s’adapter aux besoins des clients, qui ont désormais l’habitude de se faire livrer leur repas où ils le souhaitent ou bien de commander un VTC à l’endroit où ils se trouvent », explique Gaëtan Thévenin. C’est l’objectif de l’initiative « drive truck », qui « crée des points de livraison sur les lieux de vie de nos clients » en nouant des partenariats avec des entreprises ou des collectivités, telles que des écoles, des hôpitaux, des salles de sport, etc. Ainsi, tous les lundis et mardis à 17h, les étudiants de l’école d’ingénieurs ECAM de Lyon peuvent récupérer leurs courses depuis une camionnette dont le chauffeur joue également le rôle de livreur. « Avec ce concept, nous touchons la jeune génération consommatrice de demain », conclut Gaëtan Thévenin.
Repéré sur : L’Usine Digitale
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La Redoute déploie sa stratégie phygitale chez les Galeries Lafayette
« Shop-in-shop : l’essor des magasins ‘poupées russes’ ». C’est le titre d’un article que nous venons de publier. Chaque semaine ou presque apporte en effet l’annonce du déploiement de magasins au sein d’une enseigne. Les Galeries Lafayette viennent ainsi d’indiquer qu’elles allaient accueillir, d’ici la fin de l’année, 53 points de vente La Redoute. 33 corners seront consacrés au prêt-à-porter, sur des surfaces de 30 à 40 mètres carrés. « Fort d’un positionnement accessible, le prêt-à-porter La Redoute Collections viendra parfaitement compléter l’offre des magasins Galeries Lafayette », souligne le groupe.

Intersport mise sur les marques et engrange des points
L’objectif d’Intersport d’ici 2024 : détrôner le leader Decathlon sur le marché du sport. Pour y arriver, l’enseigne a choisi une stratégie inverse à celle du numéro 1. Alors que Decathlon privilégie ses marques propres, Intersport mise lui sur les marques, qui représentent 80 % de son chiffre d’affaires. Et quand Decathlon renonce à sa carte de fidélité et abandonne les soldes pour une politique de « prix bas tous les jours », Intersport réalise, lui, de « 35 % à 40 % » de ses ventes en soldes ou en promotions, autour de 42 opérations promotionnelles par an qui ont dopé le trafic en magasin de 3,2 % en 2018, précisent Les Échos.
