Cdiscount teste un emballage connecté et réutilisable 1 000 fois

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Cdiscount teste un emballage connecté et réutilisable 1 000 fois

Avec plus de 20 millions de colis distribués par an, Cdiscount se pose la question de réduire l’empreinte écologique de tous ces paquets transportés et souvent jetés. Pour y parvenir, l’e-commerçant a noué un partenariat avec la startup nantaise LivingPackets, qui lui fournit un emballage intelligent et, surtout, réutilisable jusqu’à 1 000 fois. Baptisée « The Box », la boîte est équipée de multiples capteurs afin de contrôler en temps réel le contenu transporté grâce à des données de géolocalisation, de température, d’humidité, de choc et de contrôle d’ouverture. Outre suivre à la trace la marchandise via une appli dédiée, l’idée est aussi d’identifier les dysfonctionnements. « Dans le cas par exemple d’un colis ouvert, il s’agit de savoir exactement à quel moment et à quel endroit cela s’est produit », explique à L’Usine Digitale Stéphane Lerays, directeur commercial de LivingPackets.

L’emballage passe de simple produit à véritable service

« The Box » coûte certes 100 fois plus cher à produire qu’un colis en carton, mais réutilisée 1 000 fois, « elle revient au final 10 fois moins cher qu’un emballage cartonné, poursuit Stéphane Lerays. Car, contrairement à ce que l’on pense, le carton n’est recyclé que dans 60 % des cas ». Le client qui reçoit « The Box » peut soit la réutiliser sur les plateformes du Bon Coin, de BackMarket ou de Vinted, par exemple, soit la déposer dans des points relais. « C’est un peu comme le free floating des trottinettes ou le Vélib. On va tenter de multiplier les points de dépose pour que les gens en trouvent près de chez eux, précise Stéphane Lerays à Business Insider. Il y a un gros travail d’éducation à faire de la part de tous les acteurs mais les études prouvent que les Français sont demandeurs de solutions d’emballage qui ne deviennent pas des déchets. »

Au-delà du produit, l’emballage devient un service, et LivingPackets entend se rémunérer sur les frais engendrés par son offre de conditionnement à forte valeur ajoutée (traçage, sécurité, etc.). Une évolution du marché, du produit vers le service, que nous avons analysée dans notre dossier « Retail as a service : l’avenir de la consommation ? ».

Repéré sur : L’Usine Digitale

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