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Trëmma, le bon coin d’Emmaüs pour financer des projets solidaires

Chaque semaine ou presque, une nouvelle enseigne lance un site dédié à la seconde main, qui s’ajoute aux multiples plateformes de vente en ligne entre particuliers. Une tendance louable, mais qui a son revers : « Ces sites ont, malgré eux peut-être, fait du mal aux dons que les gens faisaient traditionnellement à Emmaüs depuis 70 ans », explique Maud Sarda, directrice et cofondatrice de Label Emmaüs, le site de vente en ligne du mouvement fondé par l’abbé Pierre. Pour y remédier, Emmaüs vient de dévoiler Trëmma, sa propre plateforme de seconde main. Trëmma fonctionne en tout point comme Vinted ou Leboncoin, à une exception près : la vente d’un produit se transforme en don. Le vendeur reverse en effet l’intégralité du montant perçu à l’initiative solidaire de son choix parmi celles qu’Emmaüs a sélectionnées, dont une « ferme de réinsertion » près de Bayonne, une « ressourcerie » dans le Puy-de-Dôme et un « atelier d’accompagnement numérique » à Toulouse.

« On s’adresse à des gens hyperconnectés qui n’ont pas le réflexe Emmaüs »

Incitation supplémentaire pour le vendeur, il peut demander un reçu fiscal portant sur 60 % de la vente, de quoi « transformer le don matériel en don financier », selon Maud Sarda. Une défiscalisation qui peut permettre de toucher un public plus jeune, moins coutumier de l’association. « On s’adresse à des gens hyperconnectés, pour qui vendre des articles sur Vinted et Leboncoin est une seconde nature mais qui n’ont pas le réflexe Emmaüs, poursuit-elle. Il s’agit de remettre le don d’objets au centre de la solidarité. » Grâce à Trëmma, Emmaüs espère récolter un million d’euros de dons en ligne dans les trois prochaines années.

Repéré sur : Novethic

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