Le label rennais Perpète propose des vêtements faits pour durer et… consignés
Lancée fin 2019 et installée à Rennes, la marque française de mode pour enfants Perpète place l’économie circulaire au cœur de sa stratégie. Tous ses vêtements sont fabriqués au Portugal en coton biologique certifié écoresponsable. Surtout, Perpète propose à ses clients de lui renvoyer gratuitement les articles devenus trop petits ou trop usés : ils sont triés et évalués puis, en fonction de leur état, le client perçoit en échange entre 10 % et 40 % du prix neuf sous forme de bons d’achat. Une consigne valable un an sur tous les vêtements proposés sur le site, en neuf comme en seconde main.
Gémo déploie un service de location de vêtements et teste la seconde main
Près de 2 milliards d’euros ! C’est ce que pèsera d’ici l’an prochain le marché mondial de la location de vêtements, selon une étude du cabinet Data Bridge Market Research. Guère étonnant vu le nombre de marques qui surfent sur cette tendance. Dernière en date, l’enseigne française Gémo. La chaîne de mode familiale du groupe Éram, qui compte 440 magasins dans l’Hexagone, a lancé fin octobre un service de location de vêtements de maternité et d’allaitement en partenariat avec la startup Lizee. Les clientes peuvent souscrire sur un site dédié un abonnement mensuel sans engagement, au prix de 40 euros, qui leur permet de louer jusqu’à huit articles par mois. Livrés à domicile ou en point relais en 5 jours ouvrés, les vêtements sélectionnés peuvent être portés aussi longtemps que dure l’abonnement ou échangés une fois par mois.
La Fourche livre des produits frais anti-gaspi à petits prix
Saviez-vous que 27 000 tonnes d’aliments sont jetées chaque jour en France parce qu’elles ne respectent pas les normes de calibrage de la grande distribution ? Face à ce constat, le site de vente en ligne de produits bio La Fourche vient d’ouvrir un rayon dédié aux fruits et légumes « moches ». « Trop petits, trop gros, avec une forme un peu originale, en surplus… », les raisons ne manquent pas pour qu’ils soient recalés par les supermarchés et proposés sur les étals virtuels de La Fourche jusqu’à 40 % moins chers.
À Rennes, une boutique pour échanger entre parents des vêtements d’enfants
L’économie collaborative continue de trouver de nouvelles formes. À Rennes vient de s’ouvrir un magasin dédié à l’univers des enfants de 0 à 6 ans. Avec une particularité : chez Bibou, il n’y a rien à vendre. Tout est basé sur l’échange. Les parents viennent déposer les vêtements que leurs enfants ne portent plus et repartent avec des habits laissés par d’autres parents. Le fondateur Martin Letellier, un ancien cadre de la plateforme de recherche d’emploi Welcome to the Jungle, est parti d’un constat : de 0 à 3 ans, les enfants changent 8 fois de taille. Ce qui a un impact environnemental très fort. Un body nécessite par exemple 425 litres d’eau douce pour être fabriqué. La gestion des vêtements est aussi très chronophage pour les parents, pour acheter, revendre, donner, prêter… « Le fait d’avoir un enfant m’a donné envie d’agir, explique-t-il au Figaro. La mission de Bibou est d’accompagner la croissance des enfants et de simplifier la vie des parents. Notre boutique est aussi un lieu social, de joie et d’entraide. »
La Redoute veut booster le score RSE de ses marques partenaires
« Faire des choix judicieux pour protéger l’environnement ». C’est un des piliers de l’ambition RSE de La Redoute, qui accélère sa feuille de route en lançant l’évaluation RSE des marques qu’elle commercialise sur sa plateforme d’e-commerce. Menée en partenariat avec Positive Workplace, un label de certification RSE, l’initiative consiste à demander à chaque vendeur présent sur la marketplace de La Redoute d’évaluer sa propre démarche globale RSE. Avec pour objectif de les orienter vers une amélioration de leurs pratiques afin de diminuer leur impact environnemental.
Fleurs d’Ici connecte fleuristes et producteurs locaux
Saviez-vous que près de 85 % des fleurs coupées vendues en France viennent de Colombie, du Kenya ou d’Équateur ? Dans la majorité des cas, elles transitent aux Pays-Bas avant d’atterrir sur les étalages des fleuristes français, précise le site à priori(s) qui a repéré une chef d’entreprise qui se bat contre « cette absurdité écologique ». Avec son associée Chloé Rossignol, Hortense Harang a créé Fleurs d’Ici, avec un objectif : revenir à des circuits courts de production et de distribution de fleurs issues de l’horticulture française. Cette startup s’appuie sur une plateforme numérique baptisée « WeTradeLocal », qui met en relation producteurs locaux et fleuristes, et permet de suivre le circuit d’une fleur, de sa cueillette jusqu’à sa livraison chez le commerçant. « Lorsque l’on souhaite proposer des fleurs sans leur imposer de traitement chimique, cela impose une logistique exigeante sur 24 heures. Les fleurs sont des produits fragiles qui ne se conservent pas », explique Hortense Harang.